L'histoire

 la boulangerie, Camille déchire délicatement l’un des petits papiers découpés au ciseau en bas de l’affichette.
D’habitude, elle repère vite les occases qui pourraient intéresser sa mère. Mais cette annonce-là, elle est pour elle, rien que pour elle.
Camille appelle.
Du haut de ses 145 centimètres et avec l’innocence insolente de ses 14 ans, Camille appelle.
Parce que ces quatre mois de baby-sitting, ça veut dire la possibilité de faire son stage photo cet été, plus un portable, plus encore un peu de monnaie.
Camille a rendez-vous.
Elle voit déjà la tête des copines. Lol !
Pour Maman, par contre… humm…
Déjà, Camille sent qu’elle est en train de changer.
Comme si ça lui poussait un peu de partout.
Camille rencontre Mouche.
Surprise ! Mouche n’est pas une maman, mais une grand-mère.
Elle voudrait que Camille s’occupe avec elle de ses petits enfants.
Elle lui demande deux choses : honnêteté et franchise.
Oui, mais pour cela Camille va devoir mentir.
Mouche a un cancer.
Il ne lui reste que peu de temps à vivre.
Elle tient à reprendre contact avec ses petits enfants et les aider à préparer leur deuil.
L’adolescente va assister la vieille dame afin qu’elle puisse mettre de l’ordre dans ses affaires et rétablir la communication avec les siens avant de partir.
Au fur et à mesure des rendez-vous, Camille va vite grandir et écrire les pages décisives de sa nouvelle vie.

Distribution

Création 2016
Pièce pour une comédienne et une photographe

Public : tout public, à partir de 10 ans

D’après le roman d’Eva Kavian Premier chagrin, Cherche jeune fille pour baby-sitting (éditions Mijade, 2011)

Mise en scène et adaptation : Franck Jublot

Interprétation comédienne : Claire Assali

Interprétation photographe : Géraldine Aresteanu

Création lumière : Julien Jaunet

Régie vidéo et son : Benoit Lepage

Accompagnement et design graphique : Pia Lalloz

Production : compagnie du Chat Pitre

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Note d'intention

Franck Jublot

Dès la première lecture, je pressentais la résonance que Premier chagrin, le roman d’Eva Kavian, pouvait avoir sur un public adolescent.
Peut-être étais-je particulièrement sensible à cette époque, mais cette histoire me rappelait que la vie est faite de passages : ici l’adolescence pour Camille et la fin de vie pour Mouche.

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Autour de la pièce

La récolte de selfies inter-générationnels

L’idée

Quelques semaines avant la représentation, le programmateur lance un appel à participation avec ses outils habituels de communication (programme, site, presse...). Il s’agit de récolter localement des portraits, réalisés avec des téléphones portables, réunissant un adolescent et une personne âgée. La compagnie fournit toutes les infos nécessaires.

Les selfies ainsi récoltés seront :
• publiés sur le site de la compagnie avec un principe d’accumulation (mur d’images)
• projetés en boucle à la fin du spectacle, durant les applaudissements
• pourront faire l’objet, si l’organisateur le désire, d’une expo ou d’une projection dans le hall du théâtre, la semaine de la représentation.

Objectifs

> impliquer le public local, notamment jeune, avec une démarche participative et une pratique qui leur est famillière
> faire parler du spectacle autrement
> communiquer autour du spectacle avec un angle original
> inciter les spectateurs à venir en famille
> créer du lien inter-générationnel

Actions culturelles

En amont du spectacle, la compagnie propose aux groupes scolaires et associatifs des rencontres avec les comédiens et/ou le metteur en scène afin d’amorcer un dialogue et une réflexion autour de la pièce. Ces rencontres seraient sous forme d’ateliers dont le cadre sera à définir avec le programmateur.


Public : pré-adolescent et adolescents dans le cadre scolaire ou associatif
Lieu : sur le lieu de diffusion de la pièce ou en établissement scolaire
Intervenant : comédienne
Durée : 1/2 journée par groupe


 partir de technique d’improvisations simples, les jeunes travailleront sur des situations vécues avec des personnes âgées : rencontre, dialogue, clichés, phrases toutes faites, etc. Cette recherche collective entraîne un questionnement sur les relations inter-générationnelles, sur le rapport avec ses grands-parents, sur la vieillesse, la fin de vie.
  Â l’issue de l’atelier, les jeunes sont en mesure de lister «les questions qu’ils se posent sans jamais avoir osé les demander». L’aboutissement serait une vraie rencontre avec une personne du troisième âge qui pourrait apporter des réponses à leurs questions.